Titanic...

Publié le par association de liloufoc à liloustic

 

Cent ans après, payez-vous la mémoire du Titanic

AFP

samedi 07 janvier 2012, 14:02

Cent ans après le naufrage du Titanic, plus de 5.500 objets – retrouvés au fond de l'Atlantique depuis vingt-cinq ans – vaisselle, documents, vêtements mais aussi pièces du paquebot légendaire, seront mis aux enchères le 11 avril à New York.

Cent ans après, payez-vous la mémoire du Titanic

la pièce maîtresse de cette collection hétéroclite ? Un fragment de la coque, de 17 tonnes, remonté en 1998 Mais le trésor recèle aussi des souvenirs plus légers : billets de banque, bijoux, jumelles, effets person

 

 

Ces objets sont présentés en un seul lot, en raison d'une décision de justice qui empêche leur dispersion et exige également qu'ils restent disponibles pour le public.

 

 

Car, dans l'esprit des juges il est important de « préserver l'Histoire » pour les futures générations, comme l'explique Arlen Ettinger, président de la maison d'enchères Guernsey's, en annonçant les détails de cette vente qu'il a qualifiée d'« historique ».

Un chérubin

Argenterie, bijoux, vaisselle, vêtements, mais aussi un morceau de la coque pesant 17 tonnes, des lampes, un chérubin qui décorait le grand escalier, ou encore un mégaphone, peut-être utilisé lors de l'évacuation du navire : l'intégralité des objets retrouvés à 600 km au sud de l'île de Terre-Neuve (Canada), lors de sept expéditions de récupération menées depuis 1987 par RMS Titanic vont être mis aux enchères. La valeur de l'ensemble de la collection avoisinerait 189 millions de dollars selon une estimation effectuée en 2007.

 

« Nous espérons confier l'ensemble, soit à une institution, soit à un philanthrope » a expliqué Brian Waigner, un porte-parole de Premier Exhibitions, qui organisait jusqu'à présent les expositions de ces objets à travers le monde.

« L'idée est de protéger les objets pour qu'ils restent accessibles au public », renchérit Paul-Henry Nargeolet, responsable de la recherche sous-marine de l'entreprise.

 

Des objets qu'il connaît bien, pour avoir fait partie de la première opération de récupération, en 1987, par 3.800 mètres de fond. 25 ans après, il n'a rien oublié de cette plongée, en dépit du froid et d'un « environnement très hostile, dangereux » : Après la découverte de l'épave, explique-t-il : « Nous étions trois dans le sous-marin, et pendant dix minutes, nous n'avons pas pu dire un mot. »

 


Tout ce qui a été récupéré l'a été dans le « champ de débris », à l'extérieur de l'épave, qui gît en deux morceaux séparés par 600 mètres environ. « C'est la partie la plus belle du bateau, on voit les chaînes, les ancres, les treuils qui sont brillants, astiqués par les courants… c'est très facile d'imaginer des gens vivant sur le bateau.

 

 

On a choisi en fonction de ce qu'on voyait, puis petit à petit, on s'est dit qu'il fallait remonter des objets provenant du bateau, mais aussi de la vaisselle, des objets appartenant aux passagers de 1re, 2e ou 3e classe. Certains étaient plus ou moins faciles à récupérer. » Selon lui, il reste encore des milliers de pièces dans le fond de l'océan.

 

 

Toutes racontent l'histoire de cette luxueuse ville flottante qu'était le Titanic, à l'époque, plus grand paquebot jamais construit. Il avait quitté Southampton (Angleterre) le 10 avril 1912 pour son voyage inaugural qui devait le conduire à New York. Plus de 2.200 personnes de 40 nationalités se trouvaient à bord. Mais le paquebot n'arrivera jamais à destination : il est englouti dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, après avoir heurté un iceberg, et près de 1.500 personnes mourront dans le naufrage.

 

 

« Ce qui était un accident tragique est depuis devenu un des événements les plus significatifs du XXe siècle », a estimé Alexandra Klingelhofer, responsable de la collection. 

 

lesoir.be

 

 

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