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Publié le par association de liloufoc à liloustic

Russie: 2 mois de détention pour deux membres de Greenpeace

AFP 26 septembre 2013 à 12:15 (Mis à jour : 26 septembre 2013 à 13:31) Liberation.fr
Le navire "Arctic sunrise" au Havre, le 28 octobre 2009Le navire "Arctic sunrise" au Havre, le 28 octobre 2009 (Photo Mychele Daniau. AFP)

 

 

Un tribunal de Mourmansk (nord-ouest de la Russie) a ordonné jeudi la mise en détention pour deux mois de deux premiers membres de l’équipage de Greenpeace, accusés de «piraterie» avec 28 autres militants de l’organisation écologiste.

«Détention pour deux mois, jusqu’au 24 novembre. Denis Siniakov est arrêté», a indiqué Greenpeace sur Twitter, faisant référence à ce photographe ayant travaillé dans le passé au bureau de Moscou de l’AFP. L’information a été confirmée par l’agence russe Interfax.

 

Peu après, un porte-parole de Greenpeace, le Russe Roman Dolgov, a aussi vu sa détention prolongée de deux mois.

Selon Interfax, M. Siniakov a insisté lors de sa comparution sur le fait qu’il avait seulement photographié l’action de Greenpeace et de fait pas pris part aux événements. Mais le tribunal a justifié sa décision en expliquant que ce photographe, travaillant régulièrement pour Greenpeace, se rendait souvent à l’étranger et risquait de quitter la Russie.

Les trente militants de Greenpeace qui comparaissent devant la justice sont accusés de «piraterie», un crime passible de 15 ans de prison, après une action contre une plateforme pétrolière du géant Gazprom en Arctique.

Issus de 18 pays dont les Etats-Unis, la France, la Suisse, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Russie, ils ont été emmenés à terre mardi après le remorquage de leur brise-glace, l’Arctic Sunrise, battant pavillon néerlandais, par les forces de sécurité russes.

Jeudi matin, le Comité d’enquête russe avait prévenu dans un communiqué qu’il allait demander à ce que tous les militants soient maintenus en détention.

 

Selon Greenpeace, les enquêteurs ont fait une telle demande car ils estiment que les militants pourraient fuir la Russie, s’ils étaient relâchés, ou poursuivre leurs «activités criminelles».

Demande des Pays-Bas de libérer l’équipage

L’affaire, qui implique de nombreux ressortissants étrangers, pourrait tourner à l’affrontement diplomatique.

Invoquant le droit maritime, les Pays-Bas ont déjà demandé aux autorités russes de libérer l’équipage.

Le gouvernement néerlandais envisage même d’engager une «procédure légale (contre l’arrestation de l’équipage) y compris devant le Tribunal international de l’ONU pour le droit de la Mer», a annoncé mercredi le chef de la diplomatie néerlandaise Frans Timmermans.

 

De son côté, Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International, qui avait qualifié les accusations de piraterie d'«absurdes», a qualifié ces premières décisions de justice de mesures d’intimidation.

«Les autorités russes essayent d’effrayer les gens qui s’opposent à l’industrie pétrolière dans l’Arctique, mais cette tentative d’intimidation flagrante ne va pas aboutir», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise ont été placés mercredi dans des centres de détention provisoire de Mourmansk et de la région, après avoir tenté la semaine dernière d’escalader une plateforme de Gazprom en Arctique pour mener une action de protestation contre ses projets d’exploitation pétrolière.

 

Le navire de Greenpeace avait été pris d’assaut manu militari jeudi dernier par un commando héliporté des garde-frontières russes, puis remorqué jusqu’à la rade de Mourmansk et mis au mouillage.

S’exprimant pour la première fois sur cette affaire, le président russe, Vladimir Poutine, a reconnu mercredi que les militants n’étaient pas des «pirates» mais il s’en est pris aux méthodes de Greenpeace.

«Ces gens ont enfreint le droit international», a déclaré M. Poutine au cours d’un forum sur l’Arctique à Salekhard (Grand Nord).

 

«Nos forces de l’ordre, nos garde-côtes ne savaient pas qui tentait de s’emparer de la plateforme sous couvert de l’organisation Greenpeace», a-t-il ajouté.

Kumi Naidoo s’est dit très sceptique sur le fait que les garde-côtes n’aient pas su que l’opération était réalisée par Greenpeace.

«Ils nous ont suivis pendant près de 24 heures avant le début de la protestation. Nous avons une longue histoire de militantisme pacifique en Russie et sommes bien connus des autorités», a-t-il souligné dans un communiqué.

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union franco-russe 09/10/2013 14:16

c'est très joli avec l'arc en ciel !